Histoire
Armes et devise
La commune a pris comme symbole les armes de la famille Camus de Pontcarré. Le blason est d’azur avec une étoile d’or accompagnée de trois croissants d’argent. La devise de Viarmes « In medio stat virtus » peut-être traduite par « La vertu est au milieu ».
Il semble que le site actuel ait été occupé dès la Gaule. Ce village de la Vieille France aurait tiré son nom « Via Armorum » de sa situation sur la route allant de Lutèce au Camp de César (à Gouvieux). Ce premier nom a ensuite connu des variations au cours des siècles : Wirmes ou Wiermes, Urmes, Ourmes.
Du Moyen-âge au temps
modernes
C’est au Moyen-âge que les premiers écrits mentionnent
Viarmes en tant que paroisse sous le nom de Viarma. Plus
précisément au début du XIIème siècle. La seigneurie appartenait à
cette époque aux Comtes de Clermont et passa à partir de la fin du
siècle entre les mains de différentes familles notamment celles de
Pierre de Chambly, Charlotte de Villers-Saint-Paul et Auguste Macé
Le Boulanger, président du Grand Conseil. En 1713, ce dernier légua
Viarmes à son petit-fils Jean-Baptiste-Elie Camus de Pontcarré qui
fera construire le château actuel. Il est également à
l’origine de la rue qui entoure la Bourse du Commerce à Paris
qui porte le nom de Rue de Viarmes. Il mourut en 1775 et son fils
vendit le titre au Marquis de Travanet, Mestre de camps de
dragons.
Entre 1789 et 1792, Viarmes vit
arriver son premier maire : l’abbé François Lemaire.
En 1791, lors de la vente des biens nationaux, le Marquis de
Travanet acheta l’abbaye de Royaumont. Pour sauver sa tête de
la guillotine, il fit démolir la splendide église abbatiale et
dispersa son mobilier. Le château fut ensuite cédé successivement
aux familles d’Haugeranville et de De la Grange.
En 1833, les anciennes portes de Viarmes furent démolies.
En 1845, le Marquis de la Grange mit le château en vente par
adjudication. Il fut adjugé en 1847 au Général Duvivier qui le
cèdera à la commune en 1856 pour la somme de 27 000 franc-or, afin
d’y installer mairie et école
La culture des navets et la dentelle de
Viarmes
Sous le second Empire, les femmes et les jeunes filles
travaillaient traditionnellement dans le textile, plus précisément
dans la dentelle, un globe rempli d’eau placé devant une
chandelle leur servant de loupe. On distingue deux sortes de
dentelle : la « noire » et la « blonde » qu’on appelait au
XVIème siècle la « bisette ». Une rue de Viarmes anciennement
appelée « Rue aux Fées » rendait hommage à ces dentellières aux
mains de fées.
A la fin du XIXème siècle, la population de Viarmes vit
essentiellement d’agriculture. La vente des produits
agricoles locaux constitue encore la ressource la plus importante.
En hiver, ce sont les pommes de terre et surtout les navets de
Viarmes, très réputés, à collet violet et longues racines cultivés
jusqu’au milieu du XXème siècle.
Du village à la ville
En 1958, à la naissance de la Ve République le village
devient ville. Pierre Salvi est élu maire de Viarmes. Neuf ans plus
tard, il entre au Conseil Général du département dont il devient le
président en 1976. Cette même année, il est aussi élu conseiller
général régional d’Ile-de-France. Un an plus tard, il se
présente avec succès aux élections sénatoriales et siège dans de
nombreuses commissions. Par ailleurs, Pierre Salvi s’investit
dans d’autres activités. Il est aussi vice-président de
la Fondation Royaumont. Décoré des Palmes académiques en 1971, du
Mérite agricole en 1973, puis fait Chevalier de la Légion
d’Honneur en juin 1977, il nous quitte en janvier 1989.