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A
vec son nouvel album,
Gaelle Vignaux tire admirablement son épingle du grand jeu des
petites voix très tendances. De jolis contes aux mots bien dans
leur époque, baignés de tendresse et d’espiègleries, nous
narrent les petits agacements classiques, les compromis et les
concessions auxquels on n’échappe pas quand la vie nous
accouche de l’enfance. Son regard aiguisé, poudré de
nostalgie sans guimauve, se pose sur des souvenirs d’école
qui ressemblent furieusement aux nôtres ou nous dépeint sa cité et
sa mémé iconoclaste dans des portraits-hommages émus mais drôlement
décapants. Sur les mélodies parfois délicieusement décalées, ses
hésitations existentielles de femme et les douces joies du métier
de maman, ses questions récurrentes sur l’Amour et le Père
Noël créent une belle unité, tout en humour, voilée de pudeur sans
mièvrerie : cet opus est une touchante attention, délicate et
bienvenue dans ce monde de brutes. Elle nous présentera son concert
entourée des ses quatre musiciens.
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Des
chansons qui se suivent et qui ne se ressemblent pas, un univers à
engagement poétique, un éventail de sentiments à hauts risques, des
textes qui parlent à notre imaginaire, des chansons qui hurlent et
qui caressent des musiciens en chair et en os, qui transpirent
volontiers. Peu soucieux des étiquettes et des apparences, les Becs
Bien Zen sont vite classés groupe de scène même si cela ne dit pas
grand-chose de ce qui les constitue. Leur style musical s’est
fondé sur le mélange des cultures et des époques à l’image du
groupe, qui s’est construit et a opéré sa fusion dans des
personnalités d’âges, de styles et d’origines très
différents ; soit un contrebassiste issu du jazz, un guitariste
banjoïste épris de trad et de musique contemporaine, un batteur
plutôt versé dans le reggae dub, un violoniste venu du classique et
un chanteur accordéoniste tombé dans le rock anglo-saxon version
seventies et la chanson rive gauche. Ajoutez-y une passion pour les
musiques de l’Est, le tango, et c’est ce mélange
d’énergie et d’exigence musicale, d’électrique et
d’acoustique, d’Europe et d’Amérique, qui produit
somme toute, une certaine forme de variété bien de leur époque, et
en tous cas bien à eux.
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A
près une belle parenthèse
dans sa carrière durant laquelle Marie Paule Belle a créé et tourné
un spectacle consacré au répertoire de Barbara qui a connu un
énorme succès aussi bien en France qu’à l’étranger et
qui a fait l’unanimité (et avec lequel elle continue de
tourner), elle nous présentera un concert Piano Voix dans lequel
elle magnifie la vraie chanson française, celle poétique et
contemporaine, burlesque et poignante dans la lignée de ses plus
grands représentants...
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A près avoir organisé et dirigé en début d’année des ateliers chansons avec les élèves de CE1 de l’école primaire de Viarmes, Ignatus nous présente ce soir son spectacle accompagné de Michel Schick. Avec son look de professeur-inventeur, de chanteur chroniqueur, Ignatus suit depuis pas mal d’années son chemin atypique au sein de la chanson française. Remarqué ici, salué là, il mêle sans complexe l’electro, le folk, le rock et la bossa. Dans son spectacle il alterne chansons purement acoustiques (guitare, clavier) et morceaux basés sur des échantillons sonores. Il déclenche alors toutes sortes de sons en tapant sur des capteurs placés dans une veste musicale et une guitare électromécanique, ou encore les déformes via des écrans tactiles ; Il crée ainsi un univers musical tout autant que visuel : drôle, étonnant, stimulant |
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Yves Jamait
:
Artiste majuscule, Yves Jamait sorte de Gaston
Montehus des temps modernes, n’a jamais dévié d’une
trajectoire oblique qui a forgé sa singularité, imperméable aux
conventions et formatages d’un milieu du show business
dans lequel « il est passé par hasard
» comme parachuté pour notre plus grand
bonheur avant de s’y installer on l’espère pour
longtemps, avec son chant de sève et de convictions, son écriture
au cordeau, chantant comme personne les éclopés de la vie,
l’âpreté du quotidien, les jours
décolorés, le rêve de l’être aimé.Car c’est en homme
libre qu’il trace sa route dans la chanson française à
l’image du coquelicot fleur rebelle et indomptable qui peuple
les terrains vagues, et qui ornait la pochette d’un de ces
précédents albums.Avec à chaque fois, le même engagement, la même
émotion et énergie à faire de la musique.Une musique qui touche
droit au cœur.
Claudia Meyer
:
Un voyage au fil des
langues et des pays en passant par l’Argentine, Cuba, la
Colombie, le Brésil et l’Israël
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